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Puisque l'ombre gagne
Puisqu'il n'est pas de montagne
Au-delà des vents plus haute que les marches de l'oubli
Puisqu'il faut apprendre
A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des "ainsi-soit-il"
Et puisque tu penses
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
Puisque c'est ailleurs
Qu'ira mieux battre ton c½ur
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
Puisque tu pars
Que les vents te mènent
Où d'autres âmes plus belles
Sauront t'aimer mieux que nous puisque l'on ne peut t'aimer plus
Que la vie t'apprenne
Mais que tu restes le même
Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu
Garde cette chance
Que nous t'envions en silence
Cette force de penser que le plus beau reste à venir
Et loin de nos villes
Comme octobre l'est d'avril
Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile
Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur
Puisque ta maison
Aujourd'hui c'est l'horizon
Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir
Mais pas trop tard
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
J'aurai pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste mais tu ne l'as pas fait
J'aurai pu donner tant d'amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais ça n'était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez
Dans ton histoire (dans ton histoire)
Garde en mémoire (garde en mémoire)
Notre au revoir (notre au revoir)
Puisque tu pars (puisque tu pars)[J.J. Goldman]
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Ce matin, en me réveillant, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est à ton anniversaire. Je me suis dit : "je vais en profiter pour lui écrire une lettre ouverte"...
Mais les mots ne sont pas venus,contrairement aux maux. Rien. Nada. En même temps, que peut-on dire à un mort... ?
Si, je peux te dire que j'ai réappris à vivre sans toi. Ou presque. En tous cas, je ne suis plus celle que tu as connue. De toute façon, tu m'as pas laissé le choix...
...
C'est étrange, je ne sais pas trop à qui j'écris... Un peu à ce type qui occupe le corps de mon frère depuis 4 ans, un peu à ce qui reste de mon frère en moi, un peu à tout ce qui faisait mon frère et qui est mort... C'est absurde parce que je sais que le premier s'en fout, que le deuxième est déjà convaincu, et que le troisième ne peut plus m'entendre...
A quoi bon alors ? Peut-être juste pour dire à mon frère que s'il veut revivre un jour, je serai toujours là pour l'accueillir, pour l'aider, et pour lui rendre cette partie de lui qui est en moi et que je garde au chaud d'ici là...
Vous trouvez cet article mièvre à en chialer et pas dans l'esprit du blog ?
Si vous saviez comme je m'en bats les couilles !
BON ANNIVERSAIRE